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Point actualité semaine du 2 au 6 mai 2022

11 mai 2022

Que s’est-il passé cette semaine sur le marché de l’assurance de personnes ?

CHEZ NOS CLIENTS ET PROSPECTS

 

Intégrance en passe de quitter la Sgaps d’Apicil

News Assurances Pro – 03/05/2022

  • La mutuelle Intégrance a demandé à l’ACPR l’autorisation de quitter la SGAPS Apicil. Elle souhaite sortir du groupe prudentiel d’Apicil, en maintenant une relation partenariale avec l’UGM Unalis. La mutuelle Intégrance affiche des résultats solides, pour un avenir en toute indépendance.
  • Les Chiffres : 81 M€ CA en 2021 (90M€ en 2020, 109M€ 2019) / Résultat Net 2021 : 2,8 M€ / Ratio de solvabilité : 276%.
  • Au sein de la Sgaps d’Apicil, d’autres mutuelles pourraient suivre les pas d’Intégrance

 

Résultats 2021 : Le groupe Macif enregistre une activité en nette hausse en 2021 sur tous ses segments de marché.

La Tribune de l’Assurance – 03/05/2022

  • Le groupe dégage un chiffre d’affaires de 5.972M d’euros en hausse de 6,8% à périmètre constant. Les données présentées par le groupe mutualiste pour le dernier exercice ne consolident pas Abeille Assurances dont Macif Sam est la maison-mère.
  • L’assurance dommages engrange 3.538M d’euros de chiffre d’affaires (+2,6%). En finance/épargne, le chiffre d’affaires grimpe de 13% à 2.408M d’euros et une collecte nette de 558 M d’euros. En santé/prévoyance, le chiffre d’affaires atteint 25 M d’euros portée en majorité par Apivia Macif Mutuelle.
  • 300.000 contrats supplémentaires dont 214.000 en IARD et 60.000 en santé/prévoyance. 79.000 nouveaux sociétaires pour 5,7 M de sociétaires au 31/12/2021. 

 

Courtage : Meilleurtaux crée une entité dédiée à la santé

L’Argus de l’Assurance – 30/04/2022

  • AFI Assurances (membres du groupe Active Assurances et racheté en mars 2021 par Meilleurtaux) spécialiste de la vente à distance de contrats d’assurance santé individuelle, rebaptisée Meilleurtaux Santé, présentant 25 000 nouvelles demandes de contrats chaque mois.
  • Objectif : proposer une expertise en matière de santé sur toute la chaîne de valeur, de la comparaison à la conception, la gestion et la distribution online de contrats santé, incluant les services en assurance santé sur la conception de produits uniques, la distribution de produits d’assureurs partenaires et des services de courtage.

 

SUR NOS DOMAINES D'INTERVENTION

 

Résiliation infra-annuelle : Le CCSF s’attaque à l’assurance affinitaire

News Assurances Pro – 05/05/2022

  • Face à une diversité et une confusion des dates de résiliation et des délais de préavis, le CCSF propose une harmonisation des conditions de résiliation. Les contrats d’assurance individuels ou collectifs à adhésion individuelle pour les assurés personnes physiques, hors activités professionnelles (hors contrats prévoyance et dépendance, scolaires, chasse, plaisance et engins de déplacement personnels motorisés et non motorisés) « seront résiliables à tout moment après la première année de souscription », pour une application au 1er juillet 2023.
  • Une extension du délai de renonciation de 14 jours à 30 jours à compter de la souscription de contrat affinitaires. En cas de période de gratuité, le délai de renonciation court à partir du paiement de tout ou partie de la première prim.
  • Le vrai problème de l’assurance affinitaire concerne le vice de consentement lors de la souscription des contrats. Beaucoup de gens ne savent pas qu’ils ont souscrit un contrat avant d’être débités.

 

Carton Rouge de l’ACPR

La Tribune de l’Assurance – 04/05/2022

  • L’ACPR vient de sanctionner Mutex (952 M€ CA 2020, filiale de Vyv, spécialisée en prévoyance) pour des manquements en matière de lutte contre la déshérence, sur son activité de retraite supplémentaire (Madelin et collectifs Articles 82 et 83, 10% de son activité totale). 
  • Au moment du contrôle (Sept 2019 Sept 2021), Mutex gérait environ 60 000 contrats de retraites  pour un total supérieur à 1 MD€.

 

Rapport sur la généralisation de la Prévoyance – Camille Mosse

La Tribune de l’Assurance – 28/04/2022

  • La réglementation prévoyance actuelle est portée par la convention collective nationale des cadres du 14 mars 1947 reprise par l’ANI de 2017 (Obligation de cotisation à un régime de prévoyance par l’employeur pour les cadres et assimilés). Ce financement doit être alloué pour couvrir majoritairement le risque décès. La loi ne contraint pas à proposer également aux salariés non-cadres une couverture prévoyance (12% de NC non couverts).
  • La généralisation de la santé avec un panier de soins minimum n’a pas incité à la mise en place d’un régime de prévoyance équivalent. De nombreuses entreprises prévoient des garanties différentes selon le statut de l’employé, écart confirmé par des garanties proportionnelles au salaire. Idem pour les rentes de conjoint viagères, correspondant à une époque où les femmes ne travaillaient pas. En parallèle, de nouveaux besoins ont émergé (parentalité, dépendance).
  • Il s’agirait d’offrir à l’ensemble des salariés français un panier minimum de garantie prévoyance. Cette obligation du « 1,50 % tranche A » date de 1947, avec une mortalité différente qu’actuellement. Cette évolution de la mortalité permettrait de proposer un panier de prestations de qualité à un tarif inférieur. L’enveloppe constituée est estimée à 51€ par mois, qui pourrait financer la dépendance. 

 

POUR LA CULTURE GÉNÉRALE

 

Bruxelles presse les Etats de mieux partager leurs données de santé

Les Échos – 03/05/2022

  • La Commission Européenne propose de créer « un espace européen des données de santé » pour favoriser la recherche et l’innovation, grâce à un système très sécurisé et accessible à tous les citoyens, leur facilitant le parcours médical dans un vaste projet d’Union de la santé.
  • Il s’agirait de garantir à tous les citoyens « un accès immédiat, gratuit et facile sous forme électronique » à ses données de santé, pour faciliter leur partage avec des professionnels du secteur dans toute l’Union Européenne. L’ambition est d’accélérer le progrès médical en donnant un accès encadré à ces données « aux chercheurs, aux innovateurs, aux institutions publiques et à l’industrie », souhaité pour 2025.
  • La proposition promet « la plus forte protection possible de la vie privée et des données personnelles », tout en donnant aux citoyens la possibilité de contrôler, modifier leurs données et en restreindre l’accès, tout en garantissant l’anonymat.
  • Le projet nécessiterait que chaque Etat lance ou finalise une digitalisation complète de son système de santé, un chantier colossal et coûteux (12 Mds€ pour les 27 Membres). « L’interopérabilité et la sécurité deviendront obligatoires. Les fabricants de systèmes de dossiers médicaux électroniques devront certifier le respect de ces normes », insiste la Commission. 

 

L’IA au service de l’humain et du secteur de l’assurance : une clef de transformation ou une menace ? 

L’Assurance en Mouvement – 12/04/2022

  • L’intelligence artificielle révolutionne tous les secteurs, y compris les domaines de l’assurance qui voient leurs modes de fonctionnement et leur structure bouleversés. De nombreuses expériences ont été modélisées pour une relation client plus efficiente, en automatisant les processus, en réduisant leurs coûts. Une nouvelle culture de l’IA se met en place. Son déploiement comprend la mise en place de bots, via des logiciels qui réfléchissent et conversent avec les clients.
  • L’IA reste un concept flou dans l’esprit des Français. Selon l’IFOP, 91 % en ont déjà entendu parler et un Français sur deux affirme savoir précisément de quoi il s’agit. Seulement 27 % de ces derniers pensent y avoir recours via l’utilisation de produits ou de services à base d’IA, au quotidien. La plupart des Français sont au fait de l’omniprésence de l’intelligence artificielle sans être pour autant capables de l’identifier. La méfiance de 24 % des Français envers l’intelligence artificielle est dirigée vers une possible utilisation malveillante de sa technologie. 20 % déplorent les risques encourus en termes de protection des données ainsi que de la perte de maîtrise et de savoir-faire pour l‘humain.
  • Seulement 6 % des assureurs auraient industrialisé l’IA sur la totalité de la chaîne de valeur en 2020 (vs 21 % pour les entreprises du commerce). Les possibilités offertes par l’IA et appliquées à l’Assurance sont diverses. De plus en plus généralisée dans la gestion de la Relation Client, l’IA est également utilisée pour le traitement de la fraude (finances et investissement), au niveau des ventes et du marketing avec la prédiction des opportunités à saisir, l’automatisation des ventes, l’affinage de la segmentation client, pour le développement de services à valeur-ajoutée, l’analyse des risques et de l’attrition client plus fiable, l’automatisation des tâches à faible valeur ajoutée, au niveau des Ressources Humaines.
  • Pour une utilisation éthique et dans le but de garantir de bonnes pratiques, il est impératif de faire preuve de vigilance et de pragmatisme ainsi que de prévoir la mise en place de cadres robustes destinées à piloter l’IA, tout en veillant à ce qu’elle reste sous contrôle humain.